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vendredi 30 décembre 2011

A propos de la critique sur Fauchard...

Auguste FAUCHARD (1881-1957) Symphonie Eucharistique (1944) 56:10 Presentation of the Légion d’Honneur to Fauchard on 5 June 1953 by Marcel Dupré and Fauchard’s acceptance speech 20:30 Emmanuel Hocdé (organ) rec. 6-8 April 2010, Cavaillé-Coll organ de l’Eglise Saint-Sulpice, Paris. DDD world premiere recording EDITIONS HORTUS 078 76:55



French composer, priest-organist, Auguste Fauchard was much associated with Laval Cathedral. Seemingly his music was influenced by Widor and Dupré. He attended the Schola Cantorum, Paris in 1925-27. There his tutors were Vierne and d’Indy. His catalogue of compositions includes motets, songs, symphonic works and pieces for cello and piani. His organ catalogue takes in four organ symphonies: numbers 3 and 4 of which date from 1941 and 1944. His other prominent organ works include Le Mystère de Noel (1940), Choral (1950), In Memoriam (1952) and Cinq Chorals sur Vexilla regis (1953). Thierry Adhumeau counts Fauchard’s Messe de Sainte Thérèse de l’enfant Jésus (1947) as “a sheer masterpiece”.



The playing is imposing and Hocdé sustains the spell across a canvas of Mahlerian span. The Symphonie’s four movements: Invitatoire, Sacrifice, Communion and Procession together run to 56 fascinating minutes. As someone who is positively allergic to the sound of the organ I found this work deeply attractive. Its moods and styles range from Delian ruminative in the Invitatoire – the Delian sound-world is in the ascendant here - to gratingly mordant dissonance in the Sacrifice du Calvaire. Those harsh blows at 10:00 into tr. 2 surely represent the crucifixion and the nails hammered home. This is carried forward at 11:00 in a sort of dynamic breathing that echoes the earlier martellato but leached of all impact and transformed into a tired ostinato. It’s remarkable. Much of this music is regally imposing simmering between Delius and Franck. The sweetly innocent carol-like Communion seems to hymn atonement and restored innocence towards a state of guiltless repose. The Procession makes free with brusquely celebratory dissonance evocative of Messiaen in rolling abrasively crashing festival waves (tr. 5 7:02). The rising climax of that finale distantly references “Twinkle twinkle little star” – surely unintentional. A pummelling tumult of impacts rises to a most glorious peroration at 10:33. It’s angular and awkward but the effect is one of sovereign and piled-high majesty.



The organ’s specification is spelt out on pages 30-33. Its action can be clearly heard in the first and fourth tracks of the Symphonie but it detracts not a jot.



The disc ends with 20 minutes of the presentation to the composer by Marcel Dupré of the Légion d’Honneur. That was in 1953. Dupré’s oration is like a magical invocation. Fauchard’s reply is more formal. With primary grade French I could follow most of what was said but I guess you will listen just the once.




Rob Barnett



A pummelling tumult of impacts rises to a most glorious peroration. Sovereign and piled-high majesty. Glorious!

http://www.musicweb-international.com/classrev/2011/Dec11/Fauchard_hortus078.htm

mardi 2 septembre 2008

Concert du 02 mai 2005 à Radio France

Emmanuel Hocdé à l'orgue de la salle Olivier Messiaen 02 Mai 2005

Le jeune organiste Emmanuel Hocdé a remporté trois prix lors du concours de Chartres 2002. Le 12 mai, il donne un récital dans le cadre de la série Déclic, et nous donne l'occasion d'entendre l'orgue de la salle Olivier Messiaen.

Emmanuel Hocdé, une question classique pour commencer : comment et pourquoi vous êtes-vous intéressé à l'orgue ? — Mes parents n'étaient pas musiciens et je n'ai pas été mis devant un piano à l'âge de trois ans ! C'est moi seul qui, vers quatorze ou quinze ans, ai pris goût à la musique puis à cet instrument particulier qu'est l'orgue. J'ai pris des cours de piano et d'orgue avec un amateur, puis j'ai intégré la classe de Gaston Litaize au Conservatoire de Saint-Maur, et celle d'Olivier Latry au Conservatoire National Supérieur de Paris. J'ai également travaillé avec Michel Chapuis.

N'avez-vous pas été effrayé à l'idée de commencer dix ans après tout le monde ? — Non. L'idée de faire carrière dans la musique ne s'est d'ailleurs pas imposée d'emblée. Elle est venue peu à peu, et tout s'est fait presque naturellement dans mon esprit. Aujourd'hui, l'orgue fait partie de ma vie à différents titres : outre les récitals que je donne, je suis titulaire des orgues de Saint-Éloi, dans le XIIe arrondissement de Paris, et j'enseigne dans différentes écoles de Bretagne et de la région parisienne.

N'est-il pas difficile de répéter quand on est organiste ? N'éprouvez-vous pas un sentiment d'isolement lors de vos concerts ? — Certes, il est plus facile pour un pianiste de répéter chez lui, mais il est toujours possible de travailler dans des églises, dans certains conservatoires qui ont des instruments à tuyaux, évidemment préférables pour le toucher et la sonorité que les instruments électriques. Quant aux concerts, je trouve au contraire qu'il est très agréable de rester dans son monde, là-haut, à la tribune. La musique passe au-dessus du public, elle remplit l'édifice, le rapport entre les différents éléments qui font le concert est différent. Cela étant, il existe des églises, comme Saint-Eustache à Paris, où la console est en bas. Sans parler des salles comme Radio France où la notion même de tribune n'a pas de sens.

Quels sont les instruments sur lesquels vous avez joué qui vous ont le plus séduit ? — S'il fallait n'en citer que quelques uns, je dirais : à Paris, l'orgue de Saint-Sulpice et celui de Notre-Dame, celui de la cathédrale de Strasbourg, celui de Saint-Bertrand-de-Comminges. L'orgue de la cathédrale de Chichester, en Angleterre, n'est pas sans charme. Parmi les orgues neufs, celui d'Atlanta, aux États-Unis, a lui aussi ses vertus. Parmi les plus anciens sur lesquels j'ai joués, l'orgue de Brescia (ville située entre Venise et Milan), qui date du XVIe siècle, est assez remarquable, même s'il a été bien sûr restauré. Tous les instruments ont leur personnalité et sont intéressants pour différentes raisons. Les Cavaillé-Coll ont des jeux d'anche profonds, les orgues baroques ont un plein-jeux scintillant, des jeux de fond assez doux, etc. Personnellement, j'ai une tendresse pour les Cavaillé-Coll et pour le répertoire qui leur convient le mieux : Franck, Vierne, Widor, Duruflé, Messiaen... Le grand orgue de Radio France, lui, est un instrument néo-classique. Il a un nombre de jeux comparable à celui d'un Cavaillé-Coll, il permet le même type de crescendo, mais son harmonisation est moins ronde.

Avez-vous l'impression que les compositeurs d'aujourd'hui s'intéressent à votre instrument ? — Certains, comme le regretté Jean-Louis Florentz ou comme Thierry Escaich, ont beaucoup écrit pour orgue. Lors des Journées de l'orgue contemporain, qui se sont tenu en janvier dernier, on s'est rendu compte que l'orgue était un instrument très vivant dans la musique dite contemporaine. Lors du concert du 12 mai, je vais jouer une pièce de Valéry Aubertin, compositeur né en 1970, une œuvre inspirée de plusieurs toiles de Van Gogh, à la fois tendue, évocatrice, qui utilise très bien les timbres.

Pratiquez-vous l'improvisation ? — Oui, bien sûr, dans le cadre de la liturgie et parfois à la fin des concerts. Lors de la séance éducative qui précédera le récital, dans l'après-midi du 12 mai, je serai sans doute amené à improviser devant les enfants pour mieux leur présenter l'instrument.

Propos recueillis par Christian Wasselin

Le récital du 12 mai sera diffusé le 28 mai à 13h sur France Musiques.